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Voter, mais pour qui ?

Voter, mais pour qui ?

Si pour les militants et les sympathisants des diff?rents partis, la question est d?jà r?gl?e avant même le d?clenchement de la campagne ?lectorale, pour le commun des mortels, elle reste pos?e pour de multiples raisons.

D’abord, il est important de faire le bilan du gouvernement sortant, analyser sa plate forme ?lectorale et la comparer avec celles des autres partis en lice. L’exercice parait hercul?en. Comment se retrouver dans les mille et une promesses ? Comment comprendre et cerner les vrais enjeux de cette campagne ?lectorale ? Mais surtout comment choisir un candidat ou un gouvernement et assumer ce choix pendant 4 ans ?

Ceci nous amène à une autre question cruciale : la communaut? possède-t-elle les moyens pour proc?der à un tel exercice ? Par moyens, nous n’entendons pas les ressources humaines qui sont nombreuses et ne manquent aucunement ni de talent ni de professionnalisme. Les actions individuelles n’honorent que leurs auteurs, Elles ne participent pas directement à l’?dification d’une conscience communautaire. Parfois même, elles vont à contre courant de l’image que nous voulons projeter de nous-mêmes. Ici, nous entendons par moyens les structures et les actions qui s’inscrivent dans le temps et dont la p?rennit? est assur?e par un int?rêt quotidien à la chose politique. Au-delà de cette agitation passagère que nous constatons à l’occasion de chaque rendez-vous ?lectoral, quelles sont les actions que l’on pourrait inclure dans cette logique ? Force est de constater qu’elles ne sont pas nombreuses pour ne pas dire inexistantes.
Les rendez-vous ?lectoraux ne manquent pas. Bien au contraire, au Canada, nous sommes chanceux puisque nous sommes appel?s aux urnes presque tous les deux ans, sans compter les rendez-vous d’?lections anticip?es à cause des gouvernements minoritaires. Le plus important dans tout cela c’est de comprendre que l’action politique est un combat de tous les instants. Quand on cesse de s’int?resser à la politique, on laisse aux autres le soin, de fa?onner la soci?t? selon leur d?sir et on se condamne à vivre ?ternellement sous la bannière des victimes et des marginalis?s.

La d?mocratie directe, telle que nous la connaissons en Californie, n’existe pas au Qu?bec. Ici, comme dans la majorit? des grandes d?mocraties, quand on vote pour un gouvernement, on lui donne un chèque en blanc, une procuration pour agir en notre nom pendant toute la dur?e du mandat.

Nous n’avons aucunement l’intention d’orienter nos lecteurs vers un parti politique en particulier plut?t qu’un autre, ou de voter pour tel ou tel candidat. Cette d?cision vous revient en premier et en dernier lieu. Elle sera dict?e seulement par votre conscience et vos convictions les plus intimes.

En revanche, et puisqu’il faut bien r?pondre à la question que nous avons pos?e plus haut, nous disons : Votons pour nous !

Votons pour nous ! Oui, mais comment, nous ne sommes pas un parti politique ? En fait, la tournure de phrase, vous l’aurez comprise, n’est pas si subtile que ?a. Votons pour nous, signifie, votons tout simplement. L’un des reproches qui reviennent le plus souvent quand on parle de la communaut? arabo-musulmane au sein des ?tats-majors des partis politiques, c’est que les membres de cette dernière ne votent pas ou très peu. Un p?ch? capital dans une d?mocratie qui n’a de respect que pour le vote exprim?. Voter est une d?monstration de force, non pas une force brutale mais une force intelligente et agissante. Lorsque les partis politiques prendront conscience, gr?ce à nos actions, de notre force, ils cesseront de nous consid?rer comme des citoyens « en hibernation » ou neutres. Certes, l’histoire humaine avance gr?ce à l’action, mais aussi gr?ce à l’inaction, sauf que l’histoire nous enseigne aussi que l’inaction est la mère de toutes les humiliations et de tous les abus. Pourquoi les partis politiques ne choisissent-ils pas des candidats arabes ou musulmans dans des « Comt?s gagnants », la r?ponse est attribuable à la d?mobilisation et à l’apathie des Arabo-musulmans face à la chose politique.

Votons pour nous car c’est la seule manière de faire sentir notre pr?sence et faire valoir nos droits et nos points de vue. Il est quand même d?plorable et frustrant de voir, la communaut? qui souffre le plus de discrimination et d’incompr?hension, tourner le dos à la politique.

Le simple fait de se d?placer au bureau de vote et de mettre un bulletin dans l’urne peut faire changer la perception qu’ont les autres de nous, mais surtout mettre les politiques devant une nouvelle r?alit?, celle d’une grande communaut? ne serait-ce que par son poids d?mographique. La balle est dans notre camp !

Il s’agit de faire un choix ?clair?, de voir en ce simple et d?risoire bout de papier qu’est le bulletin de vote, un vrai lingot d’or qu’on ne donnera qu’à ceux et celles qui sont dignes de notre confiance. Pour paraphraser une c?lèbre maxime nous dirons, les ?lections sont une affaire trop importante pour la laisser aux autres ?lecteurs.
Les associations et les groupes communautaires ont une grande responsabilit?. Toutes nos associations concentrent leurs efforts dans une d?marche citoyenne qui vise l’?mergence d’une v?ritable conscience citoyenne parmi les membres de nos diff?rentes communaut?s. Pourtant leur absence dans ce secteur en particulier est proverbiale. Bien entendu, afficher une neutralit? officielle face aux partis politiques est une position à saluer, mais de là à afficher une neutralit? face à l’action politique c’est, à notre sens, un comportement suicidaire. Les associations ont le devoir de sensibiliser tous leurs membres et sympathisants à la n?cessit? de « sortir » voter pour le candidat de leur choix. Les associations ne doivent pas se contenter de jouer le r?le de gestionnaires de la misère humaine, elles doivent aussi devenir des constructeurs d’espoir et d’affirmation de soi.

Le 26 mars votons pour nous, Votons massivement.

Par Salamontreal.com


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